Le Duc de Worester

Le Duc de Worester
Interprète: Richard Roxburgh
Fasciné tout comme les autres hommes de son époque par la beauté foudroyante de Satine, le Duc de Worester n'hésite pas à avancer de l'argent pour transformer le "Moulin Rouge" en théâtre et faire ainsi de Satine une star.
Mais en échange Satine doit se donner entièrement à lui.
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# Posté le mardi 21 mars 2006 12:19
Modifié le lundi 16 juillet 2007 16:53

Il était une fois un garçon

Il était une fois un garçon
Paris 1900.
Un homme vêtu d'un costume étrange, comme sorti d'un rêve, sortant d'une fenêtre sur un toit, raconta mélancoliquement une histoire en chanson...

There was a boy
* Il était une fois un garçon
A very strange
* Un garcon très étrange
Enchanted boy
* Et enchanté
They say he wandered
* On dit qu'il partit
Very far, very far
* Très loin, très loin
Over land and sea
* Par-delà les terres et les mers
A little shy and sad of eye
* Un peu timide et le regard triste
But very wise was
* Mais très sage aussi

And then one day
* Et puis un jour
One magic day
* Un jour magique
He passed my way
* Il croisa mon chemin
While we spoken
* Et pendant que nous parlions
Of many things
* De beaucoup de choses
Fools and kings
* De rois et de bouffons
This he said to me :
* Voici ce qu'il me dit :
"The greatest thing
* La plus grande vérité
You'll ever learn
* Qu'on puisse apprendre un jour
Is just to love
* Est qu'il suffit d'aimer
And be loved in return"
* Et de l'être en retour".

Ce garcon étrange et enchanté s'appelait Christian. Il était assis par terre, au milieu de bouteilles d'alcool vides. Son visage était triste. Il se leva, s'assit devant sa machine à écrire, et se mit à raconter une histoire, qui n'était autre que la sienne. Voici ce qu'il écrivit...

Le Moulin Rouge. Un cabaret. Un dancing, et un bordel, dirigé par Arold Zidler. Royaume des plaisirs de la nuit, où les riches et les puissants viennent s'encanailler avec les jeunes et belles créatures des bas-fonds... La plus belle d'entre elles, c'était la femme que j'aimais... Satine, une courtisane... Elle vendait de l'amour aux hommes... Ils l'appelaient "le diamant étincelant". Elle était l'étoile du Moulin Rouge... La femme que j'aimais... Morte.
# Posté le mardi 25 avril 2006 13:32
Modifié le dimanche 21 mai 2006 11:54

Rencontre avec les bohémiens-1

Rencontre avec les bohémiens-1
Je suis arrivé à Paris il y a tout juste un an. 1899: l'été de l'amour. J'ignorais tout du Moulin Rouge, de Arold Zidler, ou de Satine.





Le monde était le théâtre d'une révolution bohême, et j'avais fait le voyage de Londres pour en être.




Sur une colline, près de Paris, se trouvait le village de Montmartre. Ce n'était pas, comme disait mon père, « un lieu de débauche et de perdition», mais le centre de la vie de bohême: musiciens, peintres, écrivains... les enfants de la Révolution.


Oui, je venais vivre une existence désargentée. Ecrire sur la vérité, la beauté, la liberté, et par-dessus tout, l'amour.


Mon père: « l'amour, l'amour! Toujours cette obsession complètement ridicule! », je m'en fichais pas mal à présent.


Le seul problème, c'est que je n'avais encore jamais été amoureux.
# Posté le dimanche 21 mai 2006 10:24

Rencontre avec les bohémiens-2

Rencontre avec les bohémiens-2

Heureusement, à cet instant, un Argentin inanimé traversa mon plafond...


Et fut bientôt rejoint par un nain, déguisé en nonne, qui s'expliqua :
- Hey! Excusez-nous. Je m'appelle Henry Marie Raymond de Toulouse-Lautrec Moooonnnnnnsard. Croyez bien que je suis désolé, nous étions au-dessus, en train de repéter une pièce.
- Quoi? M'exclamais-je.
Une pièce, une chose très moderne intitulée « Spectaculaire, Spectaculaire ».
- L'action se déroule en Suisse! dit Toulouse.
Malheureusement, l'Argentin inanimé souffrait d'une maladie nommée Narcolepsie.
- Il est en pleine forme, et tout d'un coup, il sombre dans l'inconsience! Expliqua Toulouse en riant.


Tout d'un coup, trois hommes apparurent par le trou qu'avait fait l'Argentin en traversant le plafond.
- Comment va-t'il? Demanda un des hommes, Audrey, habillé en travesti. L'Argentin narcoleptique étant inconscient, notre scénario ne sera jamais prêt à temps pour être présenté au financier demain! Déclara Audray.
- Il a raison Toulouse! Je dois encore terminer la musique! Ajouta le deuxième homme, chauve avec des petites lunettes rondes.
- Quelqu'un lira son rôle, ne vous inquiétez pas! Répliqua Toulouse
- Mais où diable trouverons-nous quelqu'un qui puisse lire le rôle, et incarner le jeune et sensible chevrier poète helvétique? S'affola Audray.

Et c'est comme ça que je me suis retrouvé à l'étage au-dessus, à devoir remplacer l'Argentin inconscient.
# Posté le mercredi 31 mai 2006 12:26
Modifié le lundi 16 juillet 2007 12:17

Rencontre avec les bohémiens-3

Rencontre avec les bohémiens-3
"Les collines s'animent à l'harmonieuse symphonie contrapuntique..."
- Non! Stop! Arrêtez, a-a-a arrêtez ce tintamarre est insupportable! Mes vers sont noyés! Si on s'en tenait à une petite musique décorative au piano?
Un différent artistique opposait Audray à Satie à propos des paroles de la chanson.
- De toutes façons une nonne ne dirait jamais ça à une colline. Dit le plus vieux de la bande.
- Et s'il disait les collines sont vivifiées par l'harmonie du contre-chant? Demanda Satie.
- Non, non!
- Les collines sont saisies de tremblements! Proposa Toulouse.
- Non, non, non!! Les collines... commença le plus vieux.
- Les collines s'incarnent dans une symphonie mélodieuse!!! S'écria brusquement l'Argentin qui venait de se réveiller, avant de sombrer de nouveau dans l'inconscient.
Un court silence s'installa avant que tout le monde se remette à proposer d'autres vers.
- Les collines...
- Les collines...
- Les collines...
Ils ne s'entendaient plus parler, tandis que je tentais aussi désespérément de faire une proposition.
- Les collines...
- Les collines...
- Les collines...
Je m'imposai alors dans ces vers :
- The hiiiiiiiills are a live with the sound of musiiiiiiic... * Les collines respirent la musique...
Tout le monde se tut, impressionné par la beauté de la chanson. Soudain, l'Argentin se réveilla, se leva et marcha comme un robot jusqu'à l'escabeau où je me trouvais en répétant :
- « The-hills-are-a-live-with-the-sound-of-music »... J'ADORE!!
Tous se mirent à répéter la phrase magique en rêvant.
- C'est beaucoup mieux comme ça! Dit Satie.
- ...with songs they have song on a thausend years... * Des chansons qu'elles chantent depuis mille ans...
Ils me regardèrent tous avec des yeux ronds, avant que Toulouse s'exclame :
- C'est quasi phosphrescent! Audray, vous devriez écrire le spectacle à deux!
- Je te demande pardon?
Mais apparemment, la proposition que Toulouse venait de faire n'était pas du tout du goût d'Audray. D'ailleurs, elle claqua la porte l'instant d'après en leur jetant « bye bye! ».
# Posté le mercredi 31 mai 2006 14:33
Modifié le lundi 16 juillet 2007 12:18